Découvrez l'univers fascinant d'un berger belge malinois destiné à faire du sport canin. Du chiot à l'âge adulte, venez partager ses folies, ses bêtises ou ses exploits !
Le site environnant Castels regorge de balades pédestres balisées. La Dordogne, c'est un peu comme une graaaaande forêt ! Nous sommes allés nous promener à Meyrals, au départ de la maison du
tourisme...

...juste à côté de l'église du village :

Au début de la promenade, tout se passe bien. C'est quand on ne s'y retrouve plus à certains croisements que ça se corse !

Pendant qu'on réfléchit sur la suite du parcours, je fais un petit exercice pour développer mon équilibre...

C'est là qu'on se rend compte que ça a du bon de pratiquer le THS !
Gucci peine à s'en sortir et on l'a d'ailleurs
fait descendre pour éviter qu'il ne se blesse :

C'est moi la championne ! J'ai droit à un bisou...

On s'engouffre ensuite dans la forêt peuplée de châtaigners dont on retrouve les fruits dans de nombreuses recettes périgourdines et qui entrent aussi dans la composition de la liqueur de
châtaigne !
Moi j'appelle ça des oursins des bois !

L'ennui, c'est que sans boussole et avec ma maîtresse qui décrypte une carte comme un chinois lit du latin, on s'est tous paumés !!

Moi je me promène, c'est tout ! S'il faut encore que je retrouve notre route, on n'est pas sauvés !!

Gucci est du même avis !

Donc, au lieu de parcourir une dizaine de kilomètres, nous avons tourné en rond plusieurs fois et marché trois heures environ !
En quittant la forêt, nous avons repris la bonne route grâce à des panneaux indiquant les villages voisins.

Oohh, de grands champs comme chez nous ! C'est bon signe, nous rejoignons vite le village de Meyrals...
Ce fut une longue mais néanmoins charmante promenade...

...et c'est bien fatigués que nous rentrons à la maison !

Ca va Goutsch ?!

Le lendemain, direction Reignac pour visiter la maison forte. La fin des vacances approche et nous devrons déjà boucler
nos valises demain...
Classé monument historique, ce château surgissant du roc nous a procuré plus d'émotions que toutes les autres visites de sites périgourdins. En franchissant ses murs, on est directement
transporté dans un autre siècle. Il y règne une atmosphère qui nous colle à la réalité de l'époque. La musique ou plutôt les bruits de fond, le mobilier d'époque et surtout les explications
trouvées au détour des pièces visitées, tout concourt à nous rendre compte de la dureté de la vie durant ces années.

Début de la visite où l'on entre dans la souillarde. Appelée ainsi car on y conservait les soudes et savons.

C'était aussi avec son évier une arrière-cuisine et le lieu où se tenait la personne chargée de la vaisselle et de la lessive (le souillon).
Le sol du couloir est pisé (petites pierres posées sur champ). Des houles en fonte et des jarres en terre cuite pour le stockage servent à la conservation des aliments.

La maison est littéralement construite dans la roche. Depuis la souillarde, nous avons l'impression de pénétrer dans une grotte où nous sommes tout à coup plongés des milliers d'années en arrière
où des "Cro-Magnons" s'étaient établis sous ces abris.
Ici sont notamment exposés des armes et accessoires de pêche :

Une reproduction d'une scène de chasse et d'un piège à mammouth :

Ici encore, des p'tits bonhommes en action... Je vous lis la description :
"Cette maquette démontre comment il y a 8000 ans, les hommes préhistoriques construisaient les dolmens."

Ho-hisse, ho-hisse !

La grande salle (70 m2) qui servait de salle-à-manger.
Le confort de la pièce est assuré par un évier en pierre dans la petite fenêtre de gauche et au centre d'une grande cheminée.

Le sol en pichat est composé de 17000 petites pierres calcaires posées sur champ. Et les murs sont enduits à la chaux pour la luminosité et l'hygiène.
La pendule date du 17ème siècle et la table du 18ème.

Ci- dessous le dortoir, adossé à la roche. Autant dire qu'en hiver, malgré la paille dans le lit, c'était affreusement humide et glacial.

On ferait bien une petite pause sur le canapé, hein Gucci ?!

Le grand salon

Photo suivante : le cachot.
En grande partie creusée dans la roche, cette terrible prison de 4 mètres carrés, fermée par deux solides portes, pouvait être dotée d'un bas flanc garni ou non de paille (pfff, quel luxe !)
Pour rajouter à l'isolement des prisonniers, un minuscule passe-plat en chicane permettait d'y faire passer un quignon de pain et une petite cruche d'eau, mais empêchait de voir d'un côté à
l'autre.

En gravissant l'escalier de pierre, nous arrivons sur la terrasse et la grotte supérieure :


Et en redescendant, je me retrouve truffe-à-truffe avec une bestiole que j'ai déjà eu l'occasion de chasser à la maison... Mais... bizarre, elle ne bouge pas beaucoup !

Qu'à cela ne tienne ! Gucci, lui, n'a pas hésité et il s'est carrément jeté sur la bête ! Heureusement que le renard empaillé ne surplombait pas l'escalier sinon des visiteurs l'auraient ramassé
sur la cafetière !!
Il faut avouer qu'il n'avait pas l'air sympathique !

Nous terminons la visite par l'exposition sur le thème de la torture du Moyen-Age à nos jours. Là encore, on est plongés dans un univers qui met au jour les horreurs et la cruelle imagination de
l'Homme en ces temps douloureux. Cette exposition m'a beaucoup marquée. Je savais l'être humain capable d'infliger des traitements crapuleux à des animaux sans défense mais j'ignorais qu'il
pouvait être à ce point diabolique, ignoble et odieux à l'égard de ses semblables. A l'époque, il fallait juste être bien né pour espérer survivre sans trop souffrir...
Si vous passez par là, allez visiter la Maison Forte de Reignac, c'est un symbole du Patrimoine périgourdin. Et si vous n'avez pas la chance de vous y rendre, cliquez sur le lien suivant pour une
visite virtuelle qui vaut le détour. L'architecture du site est époustouflante et on vous y montre tout ! Pour moi, c'est la plus belle conception de web design que je n'ai jamais vue sur le net.
En un mot : superbe !